Économie : tout savoir sur la richesse
Le mot « richesse » est désormais très vaste et peut définir plusieurs situations, sur le plan économique mondial, sur le plan économique d’une entreprise ou d’une communauté, et même pour une personne en particulier. Nous allons voir dans cet article comment définir et mesurer la richesse sur tous les plans.
Qu’est-ce que la richesse ?
On peut définir la richesse comme l’ensemble des ressources (biens matériels ou immatériels) que possède un individu, une communauté ou un pays, grâce à un revenu, une plus-value, une donation ou un legs.
Pour un pays, sa richesse est définie par les biens et services produits sur son territoire. Cette richesse se mesure tous les ans et par le PIB (Produit Intérieur Brut).
Pour une entreprise, sa richesse est définie par sa valeur ajoutée durant un exercice. Différente du profit et du chiffre d’affaires, la valeur ajoutée est donc l’ensemble du coût total de la production réalisée au sein de l’entreprise.
Pour une personne physique, sa richesse se définit par l’utilité de ses biens ou de son patrimoine et non par sa valeur. Une personne riche peut jouir des plaisirs obtenus par l’abondance de sa propre fortune.
La richesse d’un pays, selon les mercantilistes, dépend principalement de la richesse de l’État. Tandis que pour les physiocrates, elle ne s’arrête pas seulement à la richesse d’un État, mais dépend également à celle des habitants.
Pour les institutionnalistes, les institutions jouent un rôle majeur dans la production de richesse d’un pays. C’est la valeur sociale des institutions et son bon fonctionnement qui sont les principales sources de la richesse.
Qu’est-ce qui constitue la richesse ?
De nos jours, la société industrielle est de plus en plus croissante. Elle produit de nombreux travaux que le monde considère aujourd’hui comme la plus grande source de richesse. Plus un pays produit du travail, plus il permet à ses habitants d’être plus actifs, plus il augmente sa richesse.
Selon Adam Smith, c’est avoir plus de travailleurs productifs qui constituent la richesse d’un pays.
Pour John Stuart, il faut répartir la richesse pour avoir un meilleur progrès d’un pays.
Les néoclassiques et les keynésiens pensent que pour faire progresser l’économie d’un pays, il faut considérer la valeur monétaire des biens et services.
Comment mesurer la richesse ?
Plusieurs indicateurs permettent de mesurer la richesse selon les différents sujets.
Pour un pays, l’indicateur de revenu donnant la richesse le plus utilisée est le PIB (Produit Intérieur Brut). Il permet d’évaluer la croissance économique du pays, sous forme de valeur monétaire. Cette croissance économique concerne les ressources et les patrimoines du pays sur une année.
Le PIB réunit les richesses engendrées par les agents économiques d’un pays (entreprises, communautés, personnes physiques, etc.). Pour obtenir le PIB d’un pays, il faut additionner les valeurs ajoutées des entreprises privées et publiques, avec la TVA ou la taxe sur la valeur ajoutée et les taxes sur les produits importés et particuliers comme le pétrole, le tabac, l’alcool, etc.
Pour mesurer la richesse d’une entreprise, voici quelques indicateurs à utiliser :
- Le chiffre d’affaires: qui désigne les recettes de l’entreprise sur l’ensemble des ventes durant une année.
- Le bénéfice: qui désigne les recettes obtenues par l’entreprise une fois que les charges ont été prélevées (les impôts, les salaires, l’électricité et gaz, les fournisseurs, etc.). Il provient de la vente de biens et services vendus sur le marché appelé « production marchande ».
- La valeur ajoutée: qui désigne la valeur de la production effectuée par l’entreprise en tenant compte de la TVA et du PIB.
Comment crée-t-on la richesse ?
Il y a certainement plusieurs méthodes de créer la richesse. Pour une entreprise, il est important d’augmenter la production grâce à l’apport de plusieurs ressources, qu’il s’agisse des ressources naturelles, ou des travaux fournis par les salariés, ou encore par les travaux et le gain de temps fourni par les machines industrielles et technologiques.
Pour Montesquieu, créer la richesse des nations repose sur la modération du gouvernement en tenant compte de sa forme et de son exercice. Il n’est pas seulement question de production, d’organisation du travail ou de gestion de capitaux, mais également la constitution de l’État en tant que producteur de richesse.
Pour l’auteur Dominique Meda, il est important d’augmenter la richesse générale d’un pays, c’est-à-dire reformer une richesse plus juste et mieux répartie pour obtenir un développement économique civilisé.
En ce qui concerne les indicateurs de richesse
L’indicateur de richesse PIB présente tout de même des manques qui poussent certains économistes à créer un nouvel indicateur de richesse appelé l’Indice du Développement humain (IDH).
Ces manquent concernent entre autres la déconsidération de quelques productions comme certaine production domestique, certain production de l’économie solidaire, la production des secteurs informels, les dommages liés à l’environnement et les ressources naturelles, la répartition des revenus équitables ou non des habitants.
L’Indice du Développement humain (IDH), étant le nouvel indicateur de richesse déclaré par la PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), il permet de mesurer les facteurs de richesses suivants : l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie des habitants d’une nation.
D’autres indicateurs de richesse ont été également établis, comme le BNB ou l’indice du Bonheur National Brut, crée spécialement pour mesurer le bonheur des habitants d’un pays en tenant compte du développement économique, de la protection de l’environnement et de la culture, du bien-être psychologique des individus et de la bonne gouvernance des leaders du pays.
En France, l’indicateur qui mesure le bonheur des habitants est l’IBM ou l’Indice de Bonheur Mondial.
Un autre indicateur de richesse établit par l’ONU (Organisation des Nations Unies) qui est l’indice global de richesse inclusif (IWI ou Inclusive Wealth Index), repose sur trois facteurs : les actifs physiques ou manufacturés (les machines, les infrastructures, les immeubles, etc.), les actifs humains (le niveau d’éducation de la population) et les actifs naturels (la terre, les forêts, les minéraux, les fossiles, etc.)
L’IWI ne sert pas seulement à indiquer la croissance de la richesse des nations tous les ans, mais également de la perte de la richesse.